Jacques Cathelineau naît le 5 janvier 1759 au Pin-en-Mauges, en Anjou. Issu d’une famille modeste, il travaille comme voiturier-colporteur et exerce aussi des tâches de sacristain à l’église de sa paroisse.
Très tôt, il se distingue par sa grande piété, son humilité et une foi profonde, qualités qui lui vaudront le surnom « le Saint de l’Anjou ».
Quand la Révolution française bouleverse le pays, Cathelineau voit ses valeurs menacées : la levée en masse, les persécutions des prêtres réfractaires et les mesures antireligieuses l’incitent à s’engager.
Le 13 mars 1793, il rassemble une poignée d’hommes de sa paroisse et provoque l’insurrection vendéenne. Rapidement, sa popularité croît : en quelques jours, il rallie des milliers de paysans autour de lui.
Son charisme, sa sincérité chrétienne et son sens de la justice séduisent ses compagnons. À l’assemblée des chefs vendéens, il est nommé généralissime de l’Armée catholique et royale le 12 juin 1793.
Il mène ses troupes avec ferveur, non pas en stratège militaire chevronné, mais comme un homme du peuple inspiré par sa foi.
Parmi ses faits d’armes : la prise de Jallais, de Chemillé, puis de Cholet, Thouars, Saumur…
Mais lors de l’assaut sur Nantes, il est gravement blessé.
Transporté à Saint-Florent-le-Vieil, il succombe à ses blessures le 14 juillet 1793.
Sa réputation de sainteté perdure après sa mort : sa piété, son sacrifice et son rôle dans la guerre de Vendée font de lui un symbole de résistance religieuse et monarchiste.
Bien que sa béatification ait été envisagée, le processus a été entravé par la perte de certains documents pendant la Seconde Guerre mondiale.